J'ai commencé à faire de la photo il y a trois ans,  tout simplement pour sortir de l’atelier, pour fuir mes pinceaux et leurs dictatures. Faire de la photo m'a permis de découvrir toutes sortes de disciplines équestres, de fascinants chevaux et de rencontrer les personnes passionnées et passionnantes qui sont dans leurs vies.

Ce  travail photographique devait ultimement se joindre à mes sources d'inspiration, mais l’amour entre mes photos et ma peinture ne fut pas au rendez-vous — ce fut plutôt le contraire! Ma peinture détestait mes photos et leur préférait les vieux croquis et les vieilles vidéos floues qui lui servaient de références jusque-là. Elle les boudait,  les regardait de haut :  « Cette prolifération de détails sans importance, de vérités fausses noie le tout dans une pédante prétention de réalité! »  Mes photos, bonnes filles, ne lui tinrent pas rigueur de ce glacial accueil et décidèrent de faire un bout de chemin seules. Elles décidèrent d’exister par elles-même, pour ce qu’elles étaient : des photos, des souvenirs et une merveilleuse source d'enrichissantes rencontres avec le monde du cheval.


I began doing photography three years ago as a way to get out of the studio and, in a sense, to escape from my brushes and their tyranny. Photo has helped me discover many equestrian disciplines and fascinating horses and meet the exciting, passionate people who care for these animals.

This photographic work should ultimately have been an addition to my sources of inspiration, but love between my photographs and my painting just did not develop — quite the opposite! My painting hated my photos and still preferred old hand-made sketches and blurry videos that had been my references up to that point. It treated my photos with disdain, looking down its nose at them: “Such a proliferation of insignificant detail and false truths drowns everything under a pedantic claim to reality!” My photographies, as good daughters, did not take umbrage of this glacial welcome and took it upon themselves to go it alone for a while. In the end, they decided to exist on their own, for what they are: photograps, memories and a wonderful source of rewarding encounters with the world of the horse.

 

Les deux pieds dans la lumière.

 Je suis rentrée dans un club photo et j’ai rencontré plein d'obsessifs dans mon genre. Ciel, j’adore mon club photo :  je m'y sens normale!  Et j’ai continué à faire essentiellement des photos de chevaux et à approfondir la technique. 

 Je ne sais pas à quel moment cela s'est produit, à quel moment ma peinture a commencé à parler à ma photo. Cela s’est fait à mon insu,  à voix basse, un mot ça et là. Sous son influence, ma photo a quitté sa vocation du reportage et, à travers un post-traitement de plus en plus présent et libre, elle est allée s'asseoir à côté de ma peinture, face à l'inconnu. Je sais que depuis, elles parlent beaucoup : de lumière, de la réalité qui n'est que ce qu'on lui prête, de messages et de symboles.

 Je n'ai aucune idée de ce qu'il ressortira de ce dialogue, certainement pas ce que j'avais prévu, mais n'est-ce pas le merveilleux de l'inconnu?  J'ai la conviction que j'apprends tous les jours de mes tableaux, il est certain que j'apprendrai de mes photos.

Sous son influence, ma photo a quitté sa vocation du reportage […] elle est allée s’asseoir à côté de ma peinture : face à l’inconnu

I joined a photography club and met with lots of obsessive people like me… God, I love the photography club: I feel normal there! And I continue to take pictures of horses and further develop my technique.

I don't say when it happened, when my painting started whispering to my photos. It all took place without me noticing, with a soft voice and a word here and there. Under its influence, my photography quietly lost its documentary purpose and, through an ever more present and free digital post-treatment, took its place next to my painting, facing towards the unknown. All I know is that they have had a voice of their own ever since: they speak of light, of a reality that is only what we make it, of messages and symbols.

I have no idea what will happen of this dialogue, but it is definitely not what I had planned for it — isn't this what's so marvelous about the unknown? I am only convinced that I learn daily from my painting, and that I will learn from my photos.

Under its influence, my photography quietly lost its documentary purpose and through an ever more present and free digital post-treament, took its place next to my painting, facing towards the unknown.
 

Les plumes et l'encre du temps.

 
 
 

Pégase

 

Je n’ai pas fait d’études en photographie. J’ai eu par contre la chance de travailler toute jeune comme assistante de Gil Mijangos, directeur des galeries photos FNAC, à Montparnasse (Paris) pendant deux ans. Je dois le remercier pour tous les merveilleux conseils de vieux sage qu'il me donna alors, et pour m’avoir fait connaître tant de grands photographes. Merci Gil!

 
Merci aussi à tous les propriétaires de chevaux, amis et complices qui me permettent de faire ces  clichés et partagent avec moi leur passion! 


I did not study photography, but I had the good fortune of working as a young assistant with Gil Mijangos, director of the FNAC photo galleries in Montparnasse (Paris) for two years. I must thank him for all the wise-old-man advices he gave me with at the time, and for acquainting me with so many great photographs. Thank you, Gil!

I would also like to thank all the horse owners, friends and cohorts who make it possible to take the pictures and  share their passion with me!


Ci-dessous deux portfolios de photos / Below are two photography portfolios

 

Tes pensées dans mes pensées